Règle empirique extraite des usages classiques
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en HI-FI
Voici un tableau basé sur les usages classiques en Hi-Fi pour des haut-parleurs de qualité standard :


Un autre tableau avec la recommandation du choix de type d'enceinte à réaliser en fonction du
Qts et EBP de votre HP. (Qts fait partie des paramètres Thiele & Small que vous déterminer à l'aide du Logiciel LIMP et EBP=Fs / Qes du HP).



Baffle plan avec évent amorti ☆☆
Concernant ce type de panneau plan à l'air libre avec un système de "fuite" ou de contrôle de l'onde arrière, l'inventeur qui a le plus travaillé sur l'optimisation du baffle plan avec contrôle acoustique est effectivement Gilbert Briggs (Wharfedale), mais aussi l'ingénieur Harry Olson (RCA) pour la théorie des ondes.

Une facilité de réalisation en "trompe l'oeil".
La réalisation d'un baffle plan avec évent amorti (souvent appelé
Baffle apériodique ou Baffle à fuite contrôlée) est une quête d'équilibre. C'est sans doute l'une des charges les plus gratifiantes à l'écoute, mais l'une des plus complexes à mettre au point sans matériel de mesure

Les difficultés de réalisatio
n tels que l'accord à l'aveugle, les problèmes de fixation de l'amortissant, l'étanchéité du tunnel et la gestion des vibrations sont autant de paramètres pouvant bouleverser l'équilibre de ce type de système de restitution sonore.

En contrepartie, les avantages que l'on peut retirer de ce système sont hautement gratifiants.
  • Point fort absolu, le naturel du son et une clarté exceptionnelle.
  • L'évent amorti "freine" la membrane là où elle aurait tendance à s'emballer, offrant un grave beaucoup plus tendu et lisible.
  • Une réduction de l'onde arrière et une absence de trainage à l'inverse du bass-reflex permet à l'évent de dissiper l'énergie.

Cependant avec obligatoirement un court-circuit acoustique, n'espérez pas avoir d'infra-basses avec de petits HP. Comme on perd beaucoup d'énergie à l'arrière c'est un système destiné à une écoute qualitative et précise.
Attention à la sensibilité au placement et particulièrement à la distance par rapport au mur arrière !


Enceinte close (scellée) — Le principe de l’enceinte close avec amortissement interne émerge progressivement dans les années 1930–1950, mais son formalisme moderne est surtout dû à Neville Thiele et Richard Small. Les premières études systématiques sur les charges acoustiques closes et l’usage de matériaux absorbants proviennent des ingénieurs de Bell Telephone Laboratories.

Sa réalisation est très accessible à condition de respecter à minima certaines conditions:
  • L'étanchéité de la boite doit être poussée au maximum sous risque de fuites qui impactent le maintien du volume d'air interne et d'autre part entraine des bruits parasites générées par les fuites.
  • Le remplissage du volume par un matériau absorbant (laine de verre ou de roche, molleton) augmentant artificiellement le volume interne ne doit pas être trop serré de façon à pouvoir se comporter comme un système amortisseur souple.

La construction est simple et demande peu de matériels de base, à minima de l'aggloméré d'épaisseur 19mm, des vis bois qui permettent la fixation des panneaux collés et qui seront enlevées après collage définitif et réutilisables.
A l'évidence c'est un bon point de départ pour s'initier à l'ébénisterie acoustique

Un haut-parleur de grave avec un fréquence de résonnance assez basse
(on casse un peu la tirelire mais pas trop ..) peut être utilisé mais pas nécessairement . On obtient également de bons résultat avec un haut-parleur coaxial ce qui évite l'ajout d'un tweeter piézo ...

En conclusion ces enceintes présentent un son de bonne qualité avec un grave moins profond qu'en bass-reflex et le dimensionnement reste simple Ces enceintes sont parfaites pour apprendre la menuiserie acoustique.


Enceinte Bass-reflex (à évent) ☆☆ L’enceinte acoustique bass-reflex est généralement attribuée à Albert L. Thuras, ingénieur chez RCA (Radio Corporation of America).

D'un niveau de difficulté intermédiaire, un évent
(ou port) présent dans l'enceinte permet de renforcer le grave grace au phénomène de résonnance de Helmholtz.

Sa réalisation n'est pas très compliquée mais sa sensibilité aux erreurs de calcul (volume, longueur d'évent) peut occasionner des déceptions :
  • Si l'évent est mal calculé, celui-ci peut entrainer des bruits (souffle d'air, sifflement).
  • Le matériau absorbant d'épaisseur 2 - 4cm et ayant pour objectif de réduire les ondes stationnaires doit uniquement être fixé sur certaines parois internes au caisson..

Un de ses avantages est le rendement élevé dans les fréquences basses. On obtient un grave plus profond à volume équivalent par rapport à une enceinte close.

Autour de l'accord, il y a moins d'excursion de la membrane du haut-parleur, le HP force moins, ce qui peut réduire la distorsion dans cette zone.

Pour un rendu de grave amélioré, le volume de l'enceinte est plus petit que pour une enceinte close.

Il est conseillé d'insérer un filtre passe-haut de façon à ce que les fréquences au dessous de la fréquence d'accord ne détériore pas le HP qui n’est plus amorti par l’air de 'enceinte.
Attention! Tous les HP ne conviennent pas au bass-reflex. Les paramètres Thiele & Small doivent être adaptés (généralement un Qts entre 0,25 et 0,45).


Enceinte bass-reflex "SDB / Onken” ☆☆☆☆

La conception de cette enceinte relève d'un savoir-faire en ébénisterie qui n'
est pas à la portée du premier amateur mais reste cependant accessible pour qui veut s'améliorer dans le domaine de la conception acoustique, ce que nous démontrerons par une réalisation simple mais pleine de promesse...

Onken Une tradition audio par Eijiro Koizumi

Avant de créer la société Onken, Eijiro Koïzumi a travaillé comme ingénieur chez Goto Unit de 1965 à 1967 avec M. Seiya Goto. Koïzumi a quitté Goto en 1967 pour fonder Onken Seisaku.co Ltd dans la ville de Suwa, près de Nagano, au Japon. Cette société a évolué jusqu'en 2009, date à laquelle son fondateur a pris sa retraite. Onken a conçu et commercialisé des compresseurs audio, des pavillons, des caissons de basses, des enceintes complètes, des filtres et même des amplificateurs, ainsi qu'un modèle de platine vinyle modifié.

Le principe de cette enceinte acoustique peut être assimilé à celui d’une enceinte bass-reflex à conduits, son fonctionnement reposant sur une analogie avec le bass-reflex traditionnel, mais intégrant des conduits reliant les ouvertures à la chambre interne.

Ces conduits confèrent des avantages de conception uniques, difficilement accessibles par d’autres architectures. Il convient toutefois de ne pas confondre ce système avec un pavillon replié. Le design Bass Ultraflex se prête particulièrement à une installation en angle ou le long d’un mur latéral.

Un monstre de chez Onken...




Enceinte acoustique apériodique☆☆ — D'un niveau de difficulté moyen, sa réalisation se rapproche de celle d'une enceinte Bass-reflex tout en offrant l'avantage d'un volume plus réduit, en évitant la résonnance caractéristique du Bass-reflex et en restituant une plage de fréquence grave plus équilibrée et plus accentuée qu'une enceinte à pavillon arrière.

Sa première réalisation est généralement attribuée à l'auteur
Edgar Villchur au début des années 50.
J'ai trouvé une étude de conception très intéressante de l'auteur
E. de BOER dont j'ai effectué la traduction et ajouté des compléments de calculs.

Ce document de juillet 1957 pose les bases de la conception de ce type d'enceinte. L'auteur signale que L’impédance de l’enceinte sera utilisée uniquement pour contrôler le mouvement de la membrane.

L’évent ne sera pas utilisé comme radiateur alternatif de son. Cela est obtenu en rendant la surface de l’évent très faible et qui doit être muni d'un tissu résistif
(P1). Le HP et l'évent sont isolés du reste du volume de l'enceinte par une paroi de tissu acoustique absorbant, souple épais (P2).

En théorie cette configuration permet d'éviter les deux pics de résonance caractéristiques du Bass-reflex et de présenter une réponse "plus plate"
. E. de Boer confirme les avantages de cette réalisation à la suite d'essais.

!! Certains ne sont pas totalement convaincus de l'efficacité de ce type d'enceinte --- Un bon résumé du fonctionnement de l'enceinte apériodique est donné par Robert M. Bullock, III

« L’enceinte amortie apériodiquement n’est rien d’autre qu’une enceinte bass-reflex dont la fréquence de résonance de l’évent est réglée trop bas pour fournir un renforcement utile dans les basses fréquences.
Afin de s’assurer doublement que l’évent ne produit aucune sortie acoustique, celui-ci est en outre chargé de manière résistive.
Certains affirment que ce type d’enceinte engendre une courbe d’impédance plus plate qu’une enceinte close ou bass-reflex, mais la modélisation ne confirme pas cette affirmation.
Elle montre que les pics d’impédance peuvent être notablement réduits par l’utilisation d’un matériau absorbant, mais pas par l’introduction d’un évent dissipatif
. »


Enceinte à Pavillon arrière (toboggan) ☆☆☆☆ — D'un niveau de difficulté compliqué aux niveaux des calculs et de la fabrication, ce type d'enceinte mérite qu'on s'y intéresse du fait:
  • D'un rendement exceptionnel,
  • d'une très faible distorsion,
  • d'une amplification mécanique provoquée par le pavillon guide,
  • d'un grave moins important qu'un bass-reflex mais plus agréable à l'oreille.

Personnellement je recommande le quart d'onde qui permet d'abaisser d'environ une octave le grave (la longueur d'onde de la fréquence de résonance est divisée par quatre de façon à obtenir la longueur du pavillon)

Pour un pavillon arrière replié (back-loaded horn), le choix du HP est encore plus critique que pour du bass-reflex. Si le HP n’est pas adapté, tu auras un truc qui “pousse de l’air” mais pas de vrai pavillon.
HP Préconisé :
Qts ≈ 0,18 à 0,35
  • Un Qts bas = moteur bien contrôlé = le pavillon fait le travail dans le grave.
  • Un Qts trop élevé ≈ HP “mou”, ça convient mieux au bass-reflex ou clos amorti qu’au pavillon.

Là où un bass-reflex crée un pic d’accord assez marqué, une bonne ligne quart d’onde peut donner un grave plus “tendu”, plus propre, avec moins de traînage si elle est bien amortie.

L'inconvénient est que l'encombrement devient vite important si on cherche un grave très bas.

J'ai réalisé une étude très poussée d'un quart d'onde toboggan avec un encombrement acceptable et un HP coaxiale de bande passante 73 - 18000Hz pouvant descendre à 49 Hz ... grace à une conception judicieuse.



Enceinte à ligne de transmission (à labyrinthe) ☆☆☆☆
D'un niveau de difficulté assez complexe, il s'agit principale
ment de respecter les diminutions progressives de la surface du conduit arrière et de la longueur qui est identique à une enceinte pavillon arrière soit 1/4 d'onde de la fréquence de résonance du HP.

L’enceinte à ligne de transmission (appelée aussi Labyrinthe) repose sur l’idée de supprimer les colorations apportées par les circuits acoustiques en chargeant le haut-parleur par une impédance purement active (tuyau rempli d’un matériau absorbant à la différence du pavillon rempli uniquement à chaque repli du pavillon).

Paramètres des Haut Parleurs Adaptés :
  • Fs doit être compris entre 20 Hz et 70 Hz
  • Qts doit être compris entre 0.20 et 0.70

Les critères pour la conception de cette ligne de transmission sont les suivantes:
  • On part sur une longueur d’onde d’une fréquence donnée, généralement celle du haut-parleur nommé FS.
  • La ligne de transmission démarre juste derrière le haut-parleur.
  • Elle doit avoir une section de départ plus grande que la surface Sd du haut-parleur, généralement 1,25 à 2,5 fois plus grande que celle-ci.
  • Cette section de départ va en s’amenuisant progressivement jusqu’à la sortie de la ligne pour avoir une section de 0,6 à 0,8 x Sd, surface émissive du haut-parleur.

Il a été constaté qu’une surface de démarrage derrière le haut-parleur supérieure à 1,5 fois la surface de Ssd augmente les basses. Bien entendu, ceci dépendra aussi de l’amortissement que l’on mettra dans l’enceinte, du rétrécissement des matériaux utilisés, de la conception de l’enceinte, et cetera, et cetera.

Ce type d'enceinte est très apprécié en Hi-Fi haut de gamme.


THE ROBBINS-JOSEPH (R-J) LOUDSPEAKER ENCLOSURE ☆☆☆☆☆
Très complexe au niveau des réglages, cependant sa réalisation n'est pas très compliquée. Sa conception a été reprise et améliorée par la société SUPRAVOX.

Les enceintes R-J (pour Robbins–Joseph) sont un type de charge acoustique inventé dans les années 1950.
Elles utilisent une fente amortie pour contrôler la pression interne de la caisse, ce qui permet d’obtenir un grave propre, tendu et sans résonance, même avec de petits haut-parleurs.

Contrairement au bass-reflex, J-R ne cherche pas à amplifier le grave, mais à l’amortir. C’est une solution élégante, simple et étonnamment moderne..

Le principe technique de la fente laminaire:
Contrairement à une enceinte classique où le haut-parleur est plaqué contre la face avant, dans une enceinte RJ, le haut-parleur est monté sur une contre-plaque interne.
L'air mis en mouvement par l'onde arrière doit s'échapper par une fente circulaire ou périphérique située entre le saladier du haut-parleur et la découpe de la face avant. Cette fente agit comme un évent laminaire à haute résistance.

L'effet de masse acoustique : L'air prisonnier dans cet interstice étroit agit comme une masse qui accorde le volume de l'enceinte.
L'amortissement : La proximité de la face avant crée une compression de l'air qui freine la membrane à sa fréquence de résonance fr, évitant ainsi les distorsions liées au débattement excessif.
Le réglage de l'enceinte RJ ne se fait pas par un calcul rigide, mais par l'ajustement de l'épaisseur d'un ensemble de cales qui séparent le haut-parleur de la face avant.

De la finesse du réglage, et c'est le plus compliqué, dépend une restitution acoustique équilibrée.


Enceinte à Radiateur passif ☆☆☆
Son principe est strictement équivalent au Bass-reflex, sauf que la masse d’air de l’évent est remplacée par une membrane qui remplit exactement le même rôle acoustique qu’un évent bass-reflex, mais sans déplacement d’air vers l’extérieur.

Les radiateurs passifs ont été décrits pour la première fois par Harry Olson dans son brevet «
Loudspeakers and Method of Propagating Sound », délivré en janvier 1935.
À l’exception d’un article d’Olson en 1954, très peu d’informations ont été publiées sur les radiateurs passifs jusqu’à ce que Nomura et Kitamura dans leur article IEEE en octobre 1973, et l’article de Small /AES en octobre 1974.

Fonction principale du radiateur passif:
  • Il oscille sous l’effet de la pression interne générée par le HP actif.
  • Il constitue une masse mobile accordée, qui résonne à la fréquence d’accord et transforme la pression interne de la caisse en rayonnement acoustique efficace dans le grave.

L'avantage majeur
est la suppression totale des bruits d'évents, souffle et turbulences.
D'autre part au niveau de la restitution des fréquences basses, le radiateur passif permet un accord très bas dans une enceinte compacte.

Plus la caisse est petite, plus le radiateur passif devient pertinent
.


Enceinte Dual passive radiator ☆☆☆☆☆
L'historique du levier acoustique est fascinant car il représente une tentative audacieuse de détourner les lois classiques de l'acoustique (notamment la loi d'Efficacité de Hofmann) pour obtenir des basses profondes dans un petit volume.
L'inventeur principal est James R. Wright, un ingénieur en acoustique américain. Contrairement à beaucoup d'inventions nées dans de grands laboratoires de recherche (comme Bell Labs), le levier acoustique est le fruit de ses recherches sur l'optimisation des enceintes compactes à la fin des années 80.

L'invention a été rendue publique en deux étapes majeures :
  • 1989 (Le Brevet) : Le brevet américain US est déposé et accordé le 24 octobre 1989 sous le titre "Acoustic Lever Loudspeaker Enclosure". C'est le document fondateur qui décrit la liaison rigide entre deux pistons de surfaces différentes.
  • 1990 (La reconnaissance scientifique) : Wright présente son papier de recherche à la convention de l'Audio Engineering Society (AES). L'article "The Acoustic Lever: A New Concept in Loudspeaker Enclosure Design" est publié dans le Journal de l'AES (JAES) en juillet/août 1990.

De conception difficile du fait de devoir fabriquer soi-même son système de transmission mécanico-acoustique le résultat toutefois est surprenant, particulièrement dans le rendu d'un grave percutant malgré un niveau de sortie de l'amplificateur très raisonnable.

Malgré la commercialisation de subwoofers avec des débattements (Xmax) énormes et des moteurs surpuissants, ceux-ci restent extrêmement onéreux et pour un "DIYer" alors à performances quasi similaires, l'astuce mécanique du levier s'impose ! De plus, si vous ne disposez pas d'imprimante 3D je peux vous fournir un ensemble 3D déja prèt à incorporer dans votre enceinte !


Enceinte Band-pass (BP) - Spécialisée pour le grave ☆☆☆
D'un concept très ancien, le premier brevet pour une enceinte passe-bande a été déposé par le Français André d'Alton en 1934
À l'époque, l'objectif était déjà d'utiliser le volume d'air comme un filtre physique pour amplifier les basses fréquences tout en limitant naturellement les hautes fréquences, sans avoir besoin de composants électroniques complexes.
Un ingénieur, Laurie Fincham (de la marque KEF), a publié des travaux de recherche fondamentaux à la fin des années 70. Ce sont ces recherches qui ont permis de calculer précisément les "ordres" (4ème, 6ème, et le fameux 7ème ordre ) pour que le son ne soit pas seulement fort, mais aussi fidèle.
Ces travaux furent réellement popularisés par
Amar Bose (Années 80).

La conception reste asez difficile car l'étanchéité doit être absolue et la moindre fuite d'air peut ruiner le rôle de filtre acoustique. De plus la pression interne énorme peut entrainer des vibrations nuisibles à la restitution des basses. La solution est de prévoir des renforts internes tout en n'oubliant pas de les intégrer dans les calculs...

Dès que vous dépassez une conception du 4ème ordre (1 évent), le passe bande du 6ème et 7ème ordre est délicat à régler au regard de la multiplication des évents.

On restera donc à la conception d'un caisson du 4ème ordre qui , cependant, reste assez délicat.
Je conseille de se référer à la théorie de l'excellent document "
AFDERS Confidences N°47, Janvier 1994 ".

Le haut-parleur est enfermé entre deux volumes, l’un clos, l’autre accordé. Le son ne sort que
de l’évent.
  • On n'utilise que l’énergie rayonnée par l’évent,
  • Dans le calcul de la réponse du résonateur, on tient compte de l’influence de la réaction de l’air enfermée dans la charge close sur les paramètres du Haut-Parleur.

Il faut également à forte puissance ne pas oublier l'échauffement du HP due à son montage dans un volume totalement clos et étanche !



Approche du filtre de Briggs
D'un concept ancien, ce type de filtre mécanique a été défini succintement par G.A. Briggs, fondateur de Wharfedale, connu pour ses travaux en acoustique et pour un filtre acoustique à fentes publié en 1962

G.A. Briggs était un expérimentateur et un pédagogue, pas un théoricien. Dans ses ouvrages (notamment Loudspeakers et Sound Reproduction), il décrit les effets des filtres, des coffrets et des matériaux, mais sans jamais fournir de formules mathématiques complètes..

Harry F. Olson, chercheur a apporté ce que Briggs n'avait pas formalisé:
  • les équations de mouvement de la membrane,
  • les modèles électromécaniques équivalents,
  • les relations entre masse mobile, compliance, facteur d’amortissement, etc.

Ce filtre va faire l'objet de trois études:
  • Une enceinte type BR équipée d'un filtre à fentes interne.
  • Une enceinte hermétique type close, utilisant un filtre de Briggs interne avec 2 volumes communicants.
  • Une enceinte de type "DP" à ports distribués utilisant un filtre de Briggs en face arrière communicant avec l'extérieur.


Enceinte "type BR" équipée d'un évent freiné ☆☆
Ce type de bass-reflex est souvent confondu avec une enceinte apériodique, et pour cause, ils sont très proches.
L'enceinte apériodique empêche toute résonance et a un comportement quasi identique à une close mais avec une charge réduite sur la membrane - l'orifice ne rayonne plus alors que le BR à évent freiné conserve une résonance atténuée entre 500 - 5000 Pa-s/
  • L'air passe encore à travers le matériau
  • Le résonateur de Helmholtz existe encore, juste amorti
  • Il y a encore un léger renfort grave autour de Fb
  • L'évent contribue encore acoustiquement au rayonnement

Par rapport à un BR classique
Avantage:
  • Excursion membrane protégée: Sous Fb, un BR classique n'offre plus aucune charge au HP — la membrane part en débattement excessif. L'évent freiné maintient une charge résiduelle permanente
  • Pas de pic de résonance marqué: Le Q du résonateur est abaissé — la bosse à Fb disparaît
  • Moins de bruit d'évent: Le flux d'air freiné génère moins de turbulences audibles à fort niveau
  • Réponse plus linéaire: La transition entre le rayonnement HP et le rayonnement évent est plus douce. La conception freine les résonances indésirables, ce qui contribue à une reproduction sonore plus précise.

Le bénéfice le plus important est la protection du haut-parleur à fort niveau sous Fb.


Enceinte "type BR avec double chambre de Briggs ☆☆☆
Enceinte à résonateur série (ou Acoustic Filter Enclosure). Contrairement à un Bass-Reflex (BR) classique, le design de Briggs divise le volume en deux cavités inégales séparées par une planche percée ou munies de fentes (le filtre).

La
conception n'est pas difficile au niveau de l'enceinte mais réclame beaucoup d'attention pour la réalisation du filtre à fentes internes.

Le diviseur à fente résistif abaisse le Q du haut-parleur/volume du cabinet par amortissement résistif au fur et à mesure que le son se déplace dans le cabinet. Le résultat est un meilleur contrôle du grave dans un cabinet plus petit. Cela fonctionne comme une sorte de Variovent qui abaisse le Q du système sans changer la résonance fc du haut-parleur/cabinet


Le filtre de Briggs appliqué à une enceinte BR - Théorie et pratique

Dans l’ouvrage de
G.A. Briggs « Reproduction sonore haute fidélité » de nombreux extraits décrivent l'avantage d'intégrer un filtre acoustiques dans une enceinte BR de façon à amortir les résonances et réduire l'excursion excessive du cône aux basses fréquences.

Voici une analyse détaillée du calcul du filtre de Briggs interne et de son couplage avec l’évent dans une enceinte bass-reflex, telle que décrite dans "Reproduction sonore haute fidélité" de G.A. Briggs (1955/1962).

Cette technique repose sur l’ajout d’un filtre acoustique interne (souvent sous forme de fentes ou de cloisons perforées) pour amortir les résonances et optimiser la réponse en fréquence de l’enceinte, en complément de l’évent classique.





Enceinte "type close" équipée de filtre de Briggs ☆☆☆☆
Le concept a été créé par Gilbert Arthur Briggs, le fondateur de la célèbre marque de haut-parleurs Wharfedale en Angleterre.

Dans les années 1950 et 1960,
Gilbert Briggs s’est attaché à obtenir une reproduction sonore aussi naturelle que possible, en limitant la coloration dite « boisée » des enceintes acoustiques. Cette recherche était notamment motivée par les caractéristiques des haut-parleurs de l’époque, dont les suspensions présentaient généralement une rigidité relativement élevée.

Dans les enceintes closes intégrant un filtre de Briggs, cet élément constitue la partie la plus critique de la construction et requiert donc une réalisation particulièrement soignée. Le filtre doit être recouvert d’un feutre de laine d’une épaisseur d’environ 2 à 3 mm, ou éventuellement de plusieurs couches de tissu de jute (toile de sac) soigneusement disposées.
Ce matériau agit comme une résistance acoustique créant une perte de charge par friction qui permet de dissiper une partie de l’énergie sonore et de réduire les résonances internes du système, contribuant ainsi à un amortissement plus efficace de l’enceinte.
Contrairement au Bass-Reflex, on ne cherche pas à utiliser l'onde arrière pour créer du son supplémentaire via un évent (inversion de phase). Ici, on cherche uniquement à contrôler la raideur de l'air.

Photo de droite: L'enceinte W-AF-12-CAB de chez Wharfedale équipée de Filtre Acoustique, améliorant la capacité de gestion de la puissance et la réduction des effets d'ondes stationnaires.


Enceinte "type DP" à ports distribués ☆☆☆
Gilbert Briggs a été le premier à formaliser les ports distribués et les filtres acoustiques internes, les nommer, les systématiser et les diffuser mondialement dans les années 1940–1950.
Il s’inspire de travaux antérieurs (Helmholtz, Rice & Kellogg, Voigt), mais c’est bien Wharfedale qui a transformé ces idées en une technologie pratique, utilisée dans ses enceintes à “résistance acoustique” et ses charges à “ports amortis”.

La réalisation de ce type d'enceinte demande une bonne pratique en ébénisterie et plus particulièrement pour la partie réalisation du filtre de Briggs qui demande une grande précision de conception des fentes de filtrage.

Les ports distribués (ou évents multiples amortis) permettent d’obtenir un grave plus propre, plus contrôlé, moins résonant, en réduisant la pression interne et en linéarisant la réponse. Ils se comportent comme une charge aperiodique, offrant un compromis très efficace entre clos et bass-reflex avec moins de distorsion et une meilleure tenue dans les petites enceintes
.


Enceinte "Kapellmeister compacte" revisitée 2026☆☆☆
Pas spécialement difficile à réaliser, les Kapellmeisters sont une paire d’enceintes à ligne de transmission (TL) pliée, très étroites, publiées à l’origine dans Electronics Today International, puis reprises dans le livre “An Introduction to Loudspeakers and Enclosure Design” de V. Capel.

Ces enceintes relèvent d'une contrainte particulière, celle d'une taille réduite destinées à être intégrées dans un environnement de surface modeste. Le projet s'est ainsi concrétisé sous la forme d'une ligne de transmission en trois sections, l'une derrière l'autre, comportant des réflecteurs en céramique et en béton aux deux coudes. Cette configuration respectait l'exigence de largeur minimale de 20,3 cm (8 pouces), tout en tirant parti de la moindre contrainte.
C’est donc une TL domestique, murale, étroite, lourde et amortie, pensée pour être réalisable par un amateur avec peu d’outillage.

Son avantage principal est de pouvoir restituer un message musical extrêmement agréable à l'oreille de 50-60Hz à 15kHz tout en minimisant une puissance de sortie d'un amplificateur de classe A au maximum de 8Watts !!
Le but de notre étude sera de revisiter ce type d'enceinte en proposant une mini-enceinte avec des caractéristiques acoustiques acceptables en s'intégrant dans un environnement restreint.



Enceinte Double bass-reflex ☆☆☆
Plus compliquée à réaliser qu'un bass-reflex classique, ce type de cabinet à double chambre de résonance produit des résultats surprenants au niveau attaque et dynamique et, pour ma part, j'accorderai une préférence à la restitution de musiques électroniques.

L'enceinte à double résonateur n'est pas difficile à calculer pourvu que l'on suive rigoureusement les formules indiquées.
Les deux volumes d’un double résonateur (DBR) sont presque toujours inégaux, et ce n’est pas un choix esthétique, c’est une conséquence directe de la physique des deux résonances, de la manière dont elles interagissent avec le haut-parleur et du rôle très différent que joue chaque chambre dans le système.

Une enceinte DBR est un système 6ᵉ ordre composé de deux résonateurs en série :
  • Chambre 1 (V1) : résonateur interne, accordé haut (F1).
  • Chambre 2 (V2) : résonateur externe, accordé bas (F2).

Ces deux résonateurs doivent avoir des fréquences très différentes pour fonctionner correctement.
J'ai conçu un logiciel très simple sous HTML qui permet à partir d'un volume choisi et des paramètres T&S d'obtenir immédiatement les fréquences de résonances des deux évents avec affichage graphique ainsi que F3 l'extension en graves réelle.
J'ai également couplé un résonateur de Helmholtz, volume V3 au volume V1 qui permet également de faire varier les réponses en fréquences si besoin est.



Double Bass-reflex simulation SPICE ☆☆☆
Cette étude est
consacrée a la simulation des enceintes acoustiques et plus particulièrement de la charge dite "Double Bass-Reflex" au moyen du logiciel "Spice" en version freeware.

Peu de logiciels freeware ou shareware propose des capacités de simulations suffisantes pour des charges acoustiques complexes à résonateurs multiples. Grâce à l'outil de simulation électronique Spice, nous verrons qu'il est possible sur la base d'éléments simples de réaliser une simulation complexe.
Important : le domaine de validité des modèles se limite exclusivement aux basses fréquences.



Le Poly-planar moderne
La technologie Poly-Planar (développée par la division Magitran de ERA) est fascinante car elle représente l'opposé exact des enceintes traditionnelles : au lieu d'un cône en papier dans une caisse, on utilise une feuille de polystyrène expansé (Styrofoam) rigide qui agit comme une membrane plane.




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